Le parc de Masaï Mara et la rivière MaraLe pays masaï s'étend de chaque côté de la frontière qui sépare le Kenya de la Tanzanie, entre les monts Kenya et le Kilimandjaro (plus haut sommet de l'Afrique avec 5 895 m). Le climat y est chaud et sec.
Le pays masaï compte différentes réserves naturelles et de grands territoires où les animaux sont protégés : rhinocéros, lions, buffles, éléphants, girafes, gnous, gazelles, zèbres…
Les Masaï aujourd’hui [modifier]
De nombreux Masaï ont abandonné leur mode de vie traditionnel pour le style de vie occidental. Certains jeunes ont émigré en Europe ou en Amérique du Nord, afin notamment de poursuivre des études supérieures.
Depuis l'ère coloniale, les Masaï ont été dépossédés d'une partie importante de leurs terres traditionnelles, soit par des fermiers privés, soit dans le cadre de plans gouvernementaux ou de création de parcs nationaux. Les gouvernements tanzanien et kenyan ont en effet tenté de mettre en place des projets de développement visant à modifier les modes de vie traditionnels des Masaï et à les sédentariser afin qu'ils respectent les frontières. Ces tentatives se sont soldées par un appauvrissement généralisé des populations masaï, qui jusque là géraient efficacement leur bétail [5].
Depuis 1993, des mouvements s'organisent pour faire cesser les ventes ou les saisies de terre au Kenya, ou pour participer à l'administration du Conservatoire régional de Ngorongoro et à la campagne de défense de la montagne sacrée Endoinyo Ormoruwak en Tanzanie .
Les Masaïs sont des nomades, mais qui tendent de plus en plus vers la sédentarité, compte tenu de la pression des gouvernements.
Ils seraient originaires du Nord (Éthiopie), car ils parlent le maa, une langue nilotique.
Les Masaïs étaient traditionnellement des éleveurs menant leurs troupeaux librement à travers les hauteurs du Kenya et de l'Ouganda actuels. Ils se nourrissent surtout de laitages et, pour les fêtes, du sang de leur bovins qu'ils prélèvent sans tuer, en pratiquant une incision dans la veine jugulaire.
À l'apogée de leur pouvoir au milieu du 19ème siècle, ils subissent la colonisation britannique de l'Afrique de l'est et les transformations écologiques et politiques qui en résultent. De plus la peste bovine, une maladie infectieuse fébrile, survenue avec l'arrivée des Britanniques, décime les troupeaux de bovins.
Une de leur croyance est que leur dieu Ngai a donné tout le bétail aux Masaïs, et donc que quiconque qui possède des troupeaux doit les avoir volés autrefois aux Masaïs. ( Voir Ngai )
Cette croyance a conduit à quelques disputes mortelles avec d'autres tribus voisines au cours des siècles lors de tentatives des Masaïs de reprendre leur « propriété ».
Les Masaïs affaiblis se mirent à combattre plutôt qu'à coopérer avec les nouveaux dirigeants et, au début du 20ème siècle, le gouvernement britannique déplaça la population masaï dans le sud du Kenya et en Tanzanie, où ils vivent actuellement.
Les Masaïs sont divisés en clans patrilinéaires et en classes d'âge. Les hommes sont tour à tour enfants, guerriers puis anciens, chacun de ces passages est accompagné de rites initiatiques.
Les mariages des filles sont souvent négociés par les pères avant leur naissance. Mais, au sein d'une même classe d'âge, les relations hors mariage sont considérées comme naturelles. Les garçons comme les filles subissent des cérémonies de circoncision ou d'excision.
Les Masaïs vivent dans des manyattas, petits groupes de huttes, très sombres, faites de bouse de vache autour d'une armature de bois. Le village est protégé par des haies d'épineux très denses et le troupeau est regroupé le soir au centre des cases.
Quand ils doivent migrer, ils détruisent complètement par le feu leur ancien village.
Les Masaïs ont leur langue le Maa, qu'il partagent avec la tribu de Samburu (indiquant une origine commune à un certain moment), mais la plupart de Masaïs parlent également le Swahili, la langue véhiculaire de l'Afrique de l'Est, et de nos jours l'anglais.